Les abattages de volaille continuent de reculer en février 2026

Les abattages de volaille continuent de reculer en février 2026

Les chiffres récents d’Agreste confirment une tendance: les abattages de volailles poursuivent leur recul début 2026. Vous allez découvrir où la baisse est la plus forte, ce qui monte encore et pourquoi cela peut toucher votre assiette et le marché.

Un recul en février, mais pas partout

En février 2026, les abattages de volailles de chair baissent de 4,5 % par rapport à février 2025. C’est un recul marqué, mais il faut nuancer. Le niveau reste supérieur de 2,4 % à la moyenne 2021–2025.

Cette diminution concerne presque toutes les espèces. Seul un segment progresse légèrement: les canards à rôtir gagnent 1,5 %. À l’autre bout, les plus grandes chutes touchent les pintades (-17,9 %) et les poules de réforme (-21,6 %).

La filière œuf continue sa progression

La production d’œufs affiche une dynamique différente. En mars 2026, elle augmente de 5 % sur un an. Cette hausse s’explique surtout par le rebond des œufs produits par des poules élevées hors cage (+6,4 %).

La production issue de poules en cage est aussi en légère hausse, +1,2 %. Autre signe fort: le prix à la production des œufs bondit de 22,7 % en février 2026 par rapport à février 2025. Sur la période quinquennale, il est supérieur de 49,0 %.

Mises en place de jeunes volailles: des signaux contrastés

Les entrées en production pour la ponte reculent. En janvier 2026, la mise en place de poulettes atteint 4,1 millions de têtes. C’est 10,9 % de moins que la moyenne 2021–2025.

Pour les poussins de chair, la tendance est plus positive: la mise en place toutes espèces confondues progresse de 2,8 % sur un an. Mais certains segments plongent: les mises en place de dindes chutent de 15,8 % et celles de pintades de 11,5 %.

Agreste rappelle que ces évolutions varient beaucoup d’un mois à l’autre. Il faut lire les séries sur la durée.

Consommation, échanges: le déficit s’accentue

En janvier 2026, la consommation intérieure de viande de volaille recule de 1,1 % sur un an. Malgré ce repli, elle reste 10,1 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. La consommation de poulet est quasi stable (-0,2 %) tandis que les autres volailles perdent du terrain.

Sur le commerce extérieur, les deux flux augmentent. Les exportations progressent de 16,3 % et les importations de 9,5 %. Le solde commercial se dégrade encore: le déficit atteint 50,3 milliers de tonnes équivalent carcasse. Même si les ventes à l’étranger montent plus vite, la France importe toujours plus qu’elle n’exporte.

Prix: volailles stables, œufs en forte hausse

En février 2026, le prix à la production des volailles de chair reste presque stable sur un an (+0,7 %). Il demeure cependant 2,3 % au-dessus de la moyenne quinquennale.

À l’inverse, le prix des œufs explose. +22,7 % sur un an en février. Pour les consommateurs, cela se traduit déjà par des variations sur les rayons. Pour les producteurs, c’est un signal fort sur la tension du marché de l’œuf.

Que retenir et pourquoi cela vous concerne

Les données montrent un secteur en mutation. Les abattages reculent globalement, mais la demande et les prix ne suivent pas toujours la même trajectoire. Les œufs montent nettement, tandis que certaines espèces avicoles subissent des baisses importantes.

Pour vous, consommateur ou professionnel, cela signifie plusieurs choses. Les prix dans les rayons peuvent rester volatils. Les importations élevées indiquent que l’offre intérieure ne suffit pas toujours. Enfin, la forte variabilité mensuelle invite à la prudence dans l’interprétation des chiffres.

Sources: données Agreste — service de la statistique du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, publication du 8 avril 2026.

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